| Atteinte de tuberculose et victime d’une importante perte de poids, Madhu Bala, une éléphante d’Afrique hébergée au Safari Park de Karachi, bénéficie d’un traitement intensif. Après trois semaines de soins, ses analyses montrent une amélioration, selon l’équipe vétérinaire. |
L’état de santé de Madhu Bala, une éléphante d’Afrique hébergée au Safari Park de Karachi, au Pakistan, suscite l’attention d’une équipe internationale de vétérinaires. Souffrant de tuberculose et confrontée à une dégradation progressive de son état général, elle bénéficie d’un traitement de longue durée.
Le vétérinaire Amir Khalil, chargé de son suivi, a indiqué que l’animal avait perdu plus de 200 kilogrammes et une importante masse musculaire. Elle présentait également un gonflement à une patte, des blessures aux ongles et aux pieds, ainsi que plusieurs infections bactériennes et parasitaires détectées lors des analyses sanguines.
Après trois semaines de traitement intensif, les résultats des analyses se sont améliorés. Selon le vétérinaire, les infections bactériennes et parasitaires ne sont désormais plus détectées. Malgré ces progrès, plusieurs semaines de soins supplémentaires seront nécessaires avant de pouvoir confirmer une amélioration durable de son état de santé.
Un espoir prudent pour la suite du traitement
Le Dr Amir Khalil se montre optimiste, tout en soulignant que le rétablissement de Madhu Bala demandera encore du temps et des efforts. Il a salué la collaboration entre les spécialistes mobilisés autour de l’animal et insisté sur l’importance de poursuivre les soins.
L’évolution favorable des analyses constitue une avancée encourageante, mais elle ne signifie pas que l’éléphante est totalement rétablie. Son état devra continuer d’être surveillé attentivement par l’équipe vétérinaire.
La captivité des animaux sauvages de nouveau dénoncée
Le cas de Madhu Bala relance également le débat sur la détention des animaux sauvages dans les zoos, les parcs de loisirs et les installations privées.
Des défenseurs des droits des animaux plaident pour que les éléphants puissent vivre dans leur milieu naturel ou, lorsque cela n’est plus possible, dans des sanctuaires adaptés à leurs besoins. Jade Allen, militante pour la protection animale, a dénoncé les conséquences de la captivité et appelé à une meilleure application des règles encadrant la détention d’espèces sauvages au Pakistan.
En 2019, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) avait renforcé les restrictions sur les exportations d’éléphants d’Afrique capturés dans la nature vers des zoos et des structures de divertissement. Cette décision avait été saluée par plusieurs organisations de protection animale.
Des milliers d’éléphants encore concernés par la captivité
Selon les estimations citées dans les informations disponibles, environ 1 000 éléphants d’Afrique, toutes espèces confondues, vivraient encore en captivité dans le monde, notamment dans des parcs zoologiques.
Au-delà du cas de Madhu Bala, cette situation souligne les enjeux liés au bien-être des animaux sauvages détenus par l’être humain. Pour les défenseurs de la faune, la protection de ces espèces passe notamment par une limitation de leur capture dans la nature, des conditions de vie adaptées et un encadrement renforcé de leur détention.
TALLEB DE LA