Les pays du G7 ont décidé de libérer jusqu’à 100 millions de barils de pétrole brut et de diesel pour répondre aux tensions sur l’approvisionnement et apaiser les marchés.


 

Les cours du pétrole ont reculé vendredi après l’annonce d’une libération coordonnée des réserves stratégiques des pays du G7. Réunis en visioconférence sous la présidence française, les dirigeants ont prévu de mettre sur le marché jusqu’à 100 millions de barils sur une période de quatre mois.

 

Une première quantité importante de diesel doit être libérée dans les vingt prochains jours, avec la possibilité d’augmenter les volumes en fonction de l’évolution de la situation.

 

Cette décision intervient après les pressions exercées par Donald Trump, qui avait menacé d’interdire les exportations américaines de diesel vers l’Europe afin d’inciter les pays européens à utiliser davantage leurs propres stocks. Le président américain a finalement salué l’accord et écarté toute restriction aux exportations d’énergie entre les membres du G7.

 

Les dirigeants du groupe se sont également engagés à coordonner leurs efforts pour rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, une importante voie maritime affectée par les tensions régionales liées au conflit avec l’Iran.

 

Sur les marchés, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en novembre, a reculé de 1,9 %, à 91,11 dollars. Le Brent s’est également replié, à 102,25 dollars le baril.