Le projet de reconstruction de la section Ngaoundéré-Bas de la Falaise de Mbé franchit une nouvelle étape. L’entreprise CGCOC, chargée de l’exécution des travaux, a lancé les opérations d’aménagement de la carrière retenue pour alimenter le chantier en matériaux, tandis que plusieurs activités préparatoires se poursuivent sur le terrain.
Selon les services du ministère des Travaux publics, les travaux en cours au 20 juin 2026 concernent notamment la poursuite des études d’exécution, la reprise du piquetage ainsi que les opérations destinées à assurer la continuité de la circulation sur cet axe stratégique.
Sur le terrain, l’accent est mis à la fois sur la finalisation des études techniques et sur les mesures nécessaires au démarrage effectif des travaux. Les relevés topographiques sont déjà achevés entre les points kilométriques PK0+000 et PK14+000, tandis que les prélèvements de matériaux le long de la chaussée existante se poursuivent dans la même zone.
Les rapports issus des études topographiques ont été transmis par l’entreprise, tout comme les conclusions des études hydrauliques réalisées entre le PK0 et le PK13+500. Parallèlement, les équipes poursuivent les travaux d’entretien de la circulation et la réhabilitation des portions dégradées, notamment entre les PK4+200 et PK6+500.
Des moyens techniques déjà mobilisés
Pour assurer l’avancement du projet, plusieurs engins ont déjà été déployés sur le chantier. Il s’agit notamment d’un bulldozer, d’une pelle chargeuse, d’une pelle excavatrice, d’un compacteur ainsi que de deux camions-bennes. Le calendrier complet de mobilisation des équipements, transmis le 15 juin dernier, est actuellement en cours d’évaluation par les autorités compétentes.
Un projet stratégique pour l’économie camerounaise
La réhabilitation de la route Ngaoundéré-Garoua constitue l’un des projets routiers majeurs du Cameroun. Inscrit dans la programmation des dépenses à moyen terme 2023-2025, ce chantier vise à renforcer la fluidité des échanges sur le corridor Douala-Ndjamena, un axe économique essentiel pour le Cameroun et le Tchad.
Chaque année, ce corridor assure le transit de marchandises tchadiennes estimées à près de 350 milliards de FCFA, ce qui en fait une infrastructure clé pour le commerce sous-régional.
Le projet comprend plusieurs composantes, notamment la reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, l’aménagement de 15 kilomètres de voiries urbaines dans les localités de Ngaoundéré, Mbé, Gamba, Gouna et Ngong, ainsi que le renforcement des capacités des acteurs du secteur routier.
Il prévoit également un accompagnement du secteur privé dans les régions concernées afin de stimuler les investissements et de favoriser le développement économique local. À cela s’ajoute la réhabilitation de plusieurs routes de desserte agricole destinées à améliorer l’accès aux zones de production.
Une fois achevé, ce projet devrait contribuer à réduire les coûts de transport, renforcer les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Tchad et améliorer l’accès des populations rurales aux marchés. Les partenaires techniques, dont la Banque africaine de développement, estiment que son impact sur l’économie régionale pourrait être considérable.
POUZE PATRICK