L’essai clinique TUMAINI, consacré à l’évaluation de candidats vaccins contre la maladie à virus Bundibugyo, a officiellement démarré vendredi à Bunia, en République démocratique du Congo (RDC). Cette étude vise à identifier des moyens de prévention contre une maladie pour laquelle aucun vaccin n’est spécifiquement homologué à ce jour.

 

Une étape importante dans la lutte contre la maladie à virus Bundibugyo a été franchie vendredi à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, avec la vaccination du premier participant à l’essai clinique TUMAINI. Cette étude scientifique vise à évaluer plusieurs candidats vaccins susceptibles de contribuer à la prévention de cette maladie.

 

L’essai est conduit par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) et l’Université d’Anvers, avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il doit notamment permettre d’examiner l’innocuité, l’immunogénicité et l’efficacité des vaccins retenus dans le cadre de cette recherche.

 

Trois candidats vaccins concernés

 

Le premier candidat évalué est Ervebo, un vaccin autorisé contre la maladie à virus Ebola causée par le virus Zaïre. Son efficacité contre le virus Bundibugyo n’étant pas établie, son utilisation dans ce contexte fait l’objet d’une évaluation clinique.

 

Deux autres candidats devraient également être intégrés à l’essai. Il s’agit d’un vaccin développé par Moderna et d’un autre mis au point par l’Université d’Oxford, en collaboration avec le Serum Institute of India.

 

À travers cette démarche, les chercheurs entendent recueillir des données scientifiques permettant de déterminer si ces candidats vaccins peuvent offrir une protection contre le virus Bundibugyo.

 

Une stratégie de vaccination en anneau

 

L’essai TUMAINI s’appuie sur une approche de vaccination en anneau. Cette stratégie consiste à cibler les contacts des personnes infectées qui présentent un risque élevé de contamination, afin de contribuer à limiter la propagation du virus.

 

Le lancement officiel de l’étude à Bunia a été marqué par la participation du gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba. Celui-ci a salué la mobilisation des autorités congolaises et de leurs partenaires dans la lutte contre l’épidémie, insistant sur la nécessité de mobiliser les ressources disponibles face à cette menace sanitaire.

 

De leur côté, les autorités sanitaires ont rappelé l’importance du suivi des contacts, du respect des mesures de protection et de l’engagement des communautés pour freiner la transmission du virus.

 

Un enjeu majeur pour la prévention

 

Le démarrage de TUMAINI intervient dans un contexte où aucun vaccin n’est spécifiquement homologué contre le virus Bundibugyo. Les résultats de cet essai pourraient ainsi contribuer à faire progresser les connaissances scientifiques et à orienter les stratégies de prévention.

 

L’évaluation des différents candidats devra permettre de déterminer leur niveau de protection et leur intérêt potentiel dans la lutte contre cette maladie. En attendant les résultats de l’étude, la surveillance sanitaire et la mobilisation communautaire demeurent des éléments essentiels pour limiter les risques de transmission.

 

TALLEB DE LA