Selon le bilan arrêté au 14 août 2026, la maladie à virus Ebola touche désormais 55 zones de santé réparties dans six provinces de la République démocratique du Congo. L’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie.

 

L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo. Au 14 août 2026, les autorités sanitaires avaient recensé 4 843 cas confirmés, dont 2 272 décès, soit un taux de létalité de 46,9 %. Ces données ont été rendues publiques dimanche 16 août par le ministère congolais de la Communication et des Médias.

 

Six provinces désormais touchées

 

L’épidémie s’étend au Bas-Uélé, au Haut-Uélé, à l’Ituri, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et à la Tshopo. Au total, 55 zones de santé sont affectées.

 

Malgré cette extension, les autorités estiment que la situation demeure géographiquement stable. L’Ituri reste toutefois l’épicentre de l’épidémie, concentrant la majorité des cas signalés.

 

Le Bas-Uélé est la dernière province à avoir été touchée. Un cas importé du Haut-Uélé y a notamment été détecté à Buta, la capitale provinciale, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

 

Plus de 700 patients pris en charge

 

D’après le bilan officiel, 777 patients étaient en isolement ou hospitalisés dans les différents centres de traitement. Depuis le début de l’épidémie, 1 006 personnes ont été déclarées guéries.

 

Le taux de suivi des personnes ayant été en contact avec des malades s’établissait à 83,2 %. Cette surveillance est essentielle pour identifier rapidement de nouveaux cas et interrompre les chaînes de transmission.

 

Les équipes sanitaires poursuivent également les investigations autour des cas suspects, la recherche active des malades et la surveillance épidémiologique dans les localités affectées.

 

Un nouveau centre de traitement à Mongbwalu

 

Les capacités de prise en charge ont été renforcées avec l’ouverture d’un nouveau Centre de traitement Ebola à Mongbwalu, dans la province de l’Ituri. Cette structure doit faciliter l’isolement des personnes infectées et leur permettre de bénéficier rapidement de soins adaptés.

 

Parallèlement, les autorités et leurs partenaires intensifient les campagnes de sensibilisation et de mobilisation communautaire. L’objectif est d’encourager les populations à signaler rapidement les symptômes et à respecter les mesures de prévention.

 

Une transmission qui aurait commencé dès février

 

La RDC a officiellement déclaré l’épidémie le 15 mai 2026. Toutefois, des études citées par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies suggèrent que la transmission du virus aurait pu commencer dès février.

 

Avec un taux de létalité proche de 47 %, la progression de l’épidémie maintient les autorités sanitaires en état d’alerte. La détection précoce des cas, le suivi rigoureux des contacts et l’adhésion des communautés restent déterminants pour freiner la circulation du virus. Agence Anadolu.

 

TALLEB DE LA