| Une nouvelle attaque dans le territoire de Beni a fait au moins sept morts, tandis qu'une ONG dénonce plus de 200 civils tués en trois mois dans l'est de la République démocratique du Congo. |
Les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) poursuivent leurs attaques meurtrières contre les populations civiles dans l'est de la République démocratique du Congo. Une offensive menée à l'aube du 14 juillet dans les quartiers de Sayo et Matembo, situés dans la commune de Mulekera, a fait au moins sept morts, dont quatre civils, selon un bilan provisoire.
Une recrudescence des violences à Beni
Cette nouvelle attaque s'inscrit dans une série de violences qui auraient déjà coûté la vie à plus d'une vingtaine de personnes ces derniers jours dans le territoire de Beni, l'une des zones les plus touchées par l'insécurité dans l'est du pays.
La situation est également documentée par un rapport publié le 13 juillet par l'ONG locale Badilika. Selon cette organisation, plus de 200 civils ont été tués entre avril et juin 2026 dans les territoires de Beni, Rutshuru, Masisi et Walikale.
Les ADF pointés du doigt
Le rapport fait également état de centaines de personnes blessées, enlevées ou contraintes de fuir leurs villages. D'après Badilika, les ADF seraient responsables de près de 90 % des massacres recensés, principalement dans le territoire de Beni.
L'organisation dénonce en outre de graves violations des droits humains attribuées à d'autres groupes armés, notamment la coalition AFC/M23 et les milices Wazalendo. Ces groupes sont accusés d'enlèvements, de disparitions forcées, d'arrestations arbitraires et de pillages.
L'ONU sanctionne plusieurs chefs rebelles
Face à la dégradation de la situation sécuritaire, les Nations unies ont annoncé cette semaine un nouveau train de sanctions visant plusieurs responsables de groupes armés.
Parmi les personnes ciblées figurent notamment Corneille Nangaa, de l'AFC/M23, ainsi que Muhammed Lumisa, présenté comme commandant, médecin et responsable de la logistique extérieure des ADF.
La multiplication des attaques contre les civils et les nouvelles sanctions internationales illustrent la persistance de l'insécurité dans l'est de la RDC, où les populations continuent de payer un lourd tribut aux affrontements entre groupes armés.
POUZE PATRICK