La Fédération nationale des établissements privés laïcs d’enseignement et de formation de Côte d’Ivoire (FENEPLACI) s’inquiète pour la rentrée scolaire 2026-2027. Elle demande à l’État de travailler plus étroitement avec elle sur plusieurs points.
La question du financement figure parmi les principales préoccupations de la FENEPLACI. Dans un communiqué transmis à la rédaction de Nouvelles Du Continent, la fédération estime que les montants versés par l’État au titre de la prise en charge des élèves affectés ne correspondent plus suffisamment aux coûts réels supportés par les établissements privés laïcs.
Selon l’organisation, les charges ont progressivement augmenté, notamment en matière de rémunérations, de loyers, d’entretien, d’équipements pédagogiques, de sécurité, de mise en conformité et d’intégration du numérique.
Un autre problème soulevé est le retard dans les paiements dus aux établissements. La fédération explique que ces retards créent des difficultés de trésorerie et compliquent la gestion quotidienne des écoles. Cela peut aussi freiner les investissements, rendre difficile le respect des obligations sociales et perturber la rentrée scolaire. La FENEPLACI souhaite donc des paiements plus réguliers, clairs et prévisibles.
Malgré ces difficultés financières, la FENEPLACI souligne que le secteur a fait des efforts sur le plan social. En mai 2023, un accord a été trouvé avec les syndicats du secteur pour augmenter les salaires minimums. Dans l'enseignement privé laïc, ces augmentations vont de 24 % à 28 % selon les postes. La fédération estime que cela montre que les responsables des écoles font des efforts pour améliorer la paie de leurs employés, même si la situation financière est compliquée.
La fédération souhaite aussi continuer à moderniser les établissements privés laïcs. Elle mentionne la formation du personnel, l’amélioration des compétences pédagogiques et administratives, la modernisation de la gestion et l'adoption du numérique comme des chantiers importants. Elle pense que ces actions, menées avec des partenaires, aideront les écoles à offrir de meilleurs services et à s'améliorer constamment.
La question de la prise en charge des élèves non nationaux pose également problème pour la rentrée 2026-2027. Il semble que l’État ne financera désormais que les élèves nationaux qu’il a affectés ou orientés.
La FENEPLACI prend note de cette décision, mais estime qu’il faut en discuter car cela pourrait avoir des conséquences sur les familles concernées, les écoles privées et le bon déroulement de la rentrée. Elle souhaite donc qu’un dialogue s’ouvre pour étudier l'impact de cette mesure et trouver des solutions si besoin.
Face à tous ces enjeux, la FENEPLACI préfère la discussion. Elle se dit prête à un dialogue ouvert et constructif avec l’État, les administrations, les organisations patronales et syndicales, ainsi que les autres acteurs de l’éducation.
La fédération pense qu’un cadre de travail plus stable, plus clair et mieux adapté à la réalité du secteur permettrait aux établissements privés laïcs de continuer à contribuer à l’éducation nationale dans de meilleures conditions.