La situation alimentaire demeure préoccupante en République centrafricaine, où près d’un tiers de la population continue de souffrir d’insécurité alimentaire aiguë. Selon les agences des Nations Unies, plus de deux millions de personnes nécessitent une assistance humanitaire urgente pour répondre à leurs besoins alimentaires.

 

Les dernières données du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) révèlent que plus de 2 millions de Centrafricains vivent dans des conditions alimentaires critiques. Parmi eux, environ 262 000 personnes sont classées en phase d’urgence (phase 4 de l’IPC), tandis que 1,75 million se trouvent en situation de crise (phase 3).

 

Les personnes déplacées à l’intérieur du pays, les réfugiés, les communautés d’accueil ainsi que les ménages les plus vulnérables figurent parmi les catégories les plus touchées. Dans 18 sous-préfectures, la situation est particulièrement alarmante, avec plus de la moitié de la population confrontée à une insécurité alimentaire sévère.

 

Cette crise est aggravée par plusieurs facteurs, notamment la flambée des prix des produits alimentaires, la baisse du pouvoir d’achat des ménages, l’insécurité persistante, les déplacements forcés de populations et les effets des aléas climatiques sur la production agricole.

 

Malgré ce contexte difficile, les Nations Unies signalent une légère amélioration par rapport aux prévisions établies en octobre 2025. Le nombre de personnes confrontées à une situation de crise ou pire a reculé d’environ 288 000 personnes. Cette évolution positive est attribuée à de meilleures perspectives agricoles, à l’amélioration des moyens de subsistance et au renforcement de l’aide humanitaire déployée entre avril et août 2026.

 

Les agences humanitaires appellent toutefois à la poursuite des efforts afin de consolider ces progrès et d’éviter une nouvelle détérioration de la situation alimentaire dans les régions les plus vulnérables du pays.

 

TALLEB DE  LA