| Le Nigeria a enregistré 1 138 cas confirmés de fièvre de Lassa et 268 décès au 4 octobre 2026. Malgré une baisse des nouvelles infections hebdomadaires, le bilan reste supérieur à celui de la même période en 2025, selon le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC). |
La fièvre de Lassa continue de faire des victimes au Nigeria. Depuis le début de l’année 2026, le pays a recensé 1 138 infections confirmées et 268 décès, soit un taux de létalité de 23,6 %. Ces chiffres figurent dans le bilan de la quarantième semaine épidémiologique, publié par le NCDC et arrêté au 4 octobre.
La situation apparaît plus préoccupante qu’en 2025. À la même période, les autorités sanitaires avaient dénombré 924 cas confirmés et 172 décès. Cette hausse annuelle intervient toutefois dans un contexte de recul des nouvelles infections enregistrées au cours de la dernière semaine étudiée.
Une baisse hebdomadaire qui ne met pas fin à la transmission
Au cours de la semaine 40, trois nouveaux cas confirmés ont été signalés dans les États de Bauchi et de Benue, contre treize la semaine précédente. Un décès supplémentaire a également été enregistré.
Malgré cette diminution des nouvelles infections, la circulation du virus se poursuit. Les autorités sanitaires maintiennent donc leur surveillance des foyers épidémiques, leur soutien aux laboratoires et leurs actions de sensibilisation auprès des populations exposées.
Le NCDC attribue notamment le niveau élevé de mortalité aux consultations tardives, au coût des soins ainsi qu’à certaines insuffisances en matière d’hygiène et d’assainissement dans les zones touchées.
Une maladie transmise principalement par les rongeurs
La fièvre de Lassa est une maladie virale qui se transmet principalement à l’être humain par contact avec des aliments ou des objets contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs infectés.
La transmission entre personnes est également possible, notamment par contact avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée, en particulier dans les structures de santé lorsque les mesures de prévention ne sont pas respectées.
Une prise en charge médicale précoce peut améliorer les chances de survie. L’isolement approprié des patients, le respect des mesures d’hygiène et l’utilisation de protections adaptées par les soignants contribuent également à limiter les risques de propagation.
Face à cette situation, la surveillance épidémiologique, l’accès rapide aux soins et la sensibilisation des communautés demeurent essentiels pour réduire la mortalité liée à la fièvre de Lassa au Nigeria.
POUZE Patrick