L’actrice sénégalaise Mame Diarra Diop, connue du grand public pour son rôle de Diodio dans la série à succès Baabel, a été condamnée ce mercredi 24 juin 2026 à deux ans d’emprisonnement, dont deux mois fermes, pour consommation de drogue.

 

Selon le média sénégalais Kawtef, l’affaire trouve son origine dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Initialement publiée par erreur sur Snapchat avant d’être supprimée, la séquence avait été enregistrée et largement relayée par des internautes. Les images montraient la jeune comédienne en train de consommer une substance assimilée à un produit stupéfiant.

 

 

L’exploitation de cette vidéo par les enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar a permis d’identifier et de localiser un appartement situé à Zac Mbao. Lors de la perquisition menée sur les lieux, des substances illicites auraient été saisies, conduisant à l’interpellation de plusieurs personnes présentes.

 

 

Âgée de 22 ans, Mame Diarra Diop a été placée en garde à vue avant d’être déférée devant le parquet aux côtés de trois autres suspects : Talla Dia, chauffeur de taxi de 37 ans, Babacar Dièye, technicien âgé de 31 ans, et Baye Zalé Mbengue, plombier de 18 ans. Les quatre prévenus avaient été placés sous mandat de dépôt par le procureur Saliou Dicko.

 

 

Au cours de l’enquête, l’actrice a reconnu apparaître dans la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, tout en rejetant les accusations de consommation de stupéfiants. Citée par L’Obs, elle avait affirmé ne fumer que des cigarettes.

 

Jugée en flagrant délit ce mercredi, la jeune femme a finalement été reconnue coupable de consommation de drogue. Le tribunal a prononcé une peine de deux ans de prison, dont deux mois fermes, tandis que le reste de la condamnation est assorti d’un sursis. Les trois autres prévenus ont également comparu dans le cadre de cette même procédure judiciaire.

 

 Cette affaire relance le débat au Sénégal sur l’impact des réseaux sociaux dans les enquêtes judiciaires, les contenus publiés en ligne étant de plus en plus utilisés comme éléments de preuve par les services d’enquête et les tribunaux.