Poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 15 jours à son époux, M.F. a été condamnée à trois mois de prison, dont un mois ferme. Les deux conjoints ont livré devant le tribunal des versions différentes sur l’origine de leur dispute.

 

Une femme identifiée par les initiales M.F. a été reconnue coupable, lundi, par le tribunal d’instance de Thiès de coups et blessures volontaires sur son époux. Elle a été condamnée à trois mois de prison, dont un mois ferme, après avoir reconnu lui avoir porté un coup à la tête avec un diffuseur. Les faits ont occasionné à la victime une incapacité temporaire de travail (ITT) de 15 jours.

 

Devant le tribunal, la prévenue n’a pas contesté avoir blessé son mari. Elle a toutefois expliqué avoir agi dans un contexte où, selon ses déclarations, son époux aurait tenté de lui imposer un rapport sexuel alors qu’elle était malade et avait exprimé son refus.

 

Deux versions s’opposent devant le tribunal

 

Selon le récit de M.F., son mari se serait déshabillé avant de tenter de la contraindre malgré son refus. Elle affirme également qu’il l’aurait cognée contre le lit.

 

C’est dans ces circonstances qu’elle dit s’être révoltée avant de saisir un diffuseur posé sur sa coiffeuse et de lui porter un coup à la tête.

 

La prévenue a ajouté que lorsque des voisins, alertés par la dispute, sont intervenus, ils auraient trouvé son époux nu.

 

À la barre, le mari a contesté cette version et présenté une autre explication sur l’origine de l’altercation.

 

Une dispute autour d’un sachet de lait caillé selon l’époux

 

D’après lui, la dispute aurait commencé autour d’un sachet de lait caillé. Il affirme que son épouse aurait commencé à l’insulter et que la situation aurait dégénéré lorsqu’il lui a demandé d’arrêter.

 

C’est à ce moment, selon sa version, que M.F. lui aurait asséné un coup à la tête avec le diffuseur.

La victime a réclamé 250 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.

 

Trois mois de prison, dont un mois ferme

 

À l’issue des débats, le procureur de la République a requis l’application de la loi.

Le tribunal a finalement déclaré M.F. coupable de coups et blessures volontaires sur son époux. Elle a écopé de trois mois de prison, dont un mois ferme, ainsi que d’une amende de 50 000 FCFA.

 

La juridiction a également condamné M.F. à verser 100 000 FCFA de dommages et intérêts à son époux, contre les 250 000 FCFA réclamés par ce dernier.

 

KR