Un tribunal pénal militaire syrien a condamné jeudi deux hommes à la peine capitale et un troisième à douze ans de prison pour leur implication présumée dans les violences de mars 2025 sur la côte syrienne. Ces décisions s’inscrivent dans les procédures judiciaires engagées après des affrontements qui avaient fait des centaines de morts.

 

La justice militaire syrienne a prononcé de lourdes peines contre trois hommes poursuivis dans le cadre des violences meurtrières survenues en mars 2025 dans les provinces côtières de Lattaquié et de Tartous. Selon les médias d’État, deux accusés ont été condamnés à mort, tandis qu’un troisième a écopé de douze ans de prison.

 

D’après la chaîne publique Alikhbaria, le tribunal pénal militaire d’Alep, dans le nord de la Syrie, a prononcé les condamnations à mort d’Al-Waddah Ismail et de Maher Ali au cours d’une audience tenue au palais de justice de la ville.

 

Les deux hommes ont été reconnus coupables d’actes visant à « provoquer une guerre civile et des affrontements confessionnels », ainsi que d’avoir dirigé des groupes armés dans le but d’attaquer les forces gouvernementales, a indiqué le président du tribunal, cité par la chaîne.

 

Un troisième accusé, Maher Othman, a été condamné à douze ans d’emprisonnement. Les autorités judiciaires n’ont toutefois pas immédiatement précisé les chefs d’accusation retenus contre lui.

 

Des violences ayant fait des centaines de morts

 

Ces verdicts interviennent dans le cadre des procédures judiciaires liées aux violences de mars 2025 dans les provinces côtières de Lattaquié et de Tartous.

 

Pendant plusieurs jours, des hommes armés fidèles au régime déchu de Bachar al-Assad avaient lancé des attaques contre les forces de sécurité. Les affrontements avaient fait des centaines de morts, selon les informations rapportées par les médias d’État.

 

Les dernières condamnations constituent une nouvelle étape judiciaire dans le traitement de ces événements meurtriers. Les éléments communiqués ne précisent toutefois pas si les décisions sont susceptibles de recours ni si les peines prononcées sont définitives.

 

P V