Le nouveau stock de vaccins oraux doit permettre d’intensifier la riposte dans les districts sanitaires touchés, notamment à N’Djaména et dans la province du Lac. La campagne ciblera les personnes âgées d’au moins un an.

 

Le Tchad a réceptionné, lundi 17 août 2026, plus de 1,76 million de doses de vaccin oral contre le choléra. La cérémonie s’est déroulée au Centre des Grandes Endémies, en présence du ministre de la Santé publique et de la Prévention et de la représentante de l’Organisation mondiale de la santé au Tchad, la Dre Blanche Anya.

 

Ce nouveau lot doit renforcer la lutte contre l’épidémie qui touche plusieurs localités du pays.

 

Un stock mobilisé en urgence

 

La livraison comprend 918 cartons contenant chacun 1 920 doses. Les vaccins ont été mobilisés en urgence par le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins, afin de soutenir la réponse sanitaire nationale.

 

Selon la représentante de l’OMS, les doses permettront de lancer rapidement une campagne de vaccination destinée aux personnes âgées d’un an et plus dans les districts sanitaires affectés de N’Djaména et de la province du Lac.

 

Un premier lot de 188 450 doses avait déjà été livré au pays avec l’appui des partenaires sanitaires. UNICEF Tchad

 

Une épidémie partie de Karal

 

L’épidémie a été détectée en juin dans le district sanitaire de Karal, situé dans la province du Hadjer-Lamis. Cette zone avait enregistré 167 cas et cinq décès au moment du premier bilan présenté par les autorités.

 

La maladie s’est ensuite propagée à N’Djaména, où les premiers cas ont été signalés en juillet, puis dans la province du Lac.

 

Selon le rapport sanitaire couvrant la période du 6 au 8 août, le pays comptait alors 320 cas cumulés et 15 décès dans les provinces du Hadjer-Lamis, de N’Djaména et du Lac.

 

Plus de deux millions de doses reçues en 2026

 

D’après le ministre de la Santé, plus de 2,02 millions de doses de vaccin contre le choléra, d’une valeur estimée à 12,1 millions de dollars, ont été mises à la disposition du Tchad depuis le début de l’année 2026.

 

Les autorités sanitaires entendent combiner la vaccination avec la surveillance épidémiologique, la prise en charge rapide des malades et la sensibilisation des populations.

 

La vaccination devra toutefois s’accompagner d’un meilleur accès à l’eau potable, de l’utilisation des latrines, du lavage régulier des mains et d’une bonne conservation des aliments pour réduire durablement les risques de transmission.

 

POUZE PATRICK