Le Nigeria a été retenu par la Banque africaine de développement (BAD) pour accueillir la phase pilote de son programme de soutien au développement du transport aérien en Afrique. Un choix qui s’explique par le poids démographique et le fort potentiel de croissance du pays dans ce secteur stratégique.
Première puissance démographique du continent, le Nigeria compte plus de 100 millions d’habitants et enregistre près de 1 000 fréquences aériennes par mois. Des atouts qui en font un terrain d’expérimentation idéal pour cette initiative destinée à renforcer la connectivité aérienne africaine.
Pour la BAD, cette phase pilote servira à tester les mécanismes de financement ainsi que les modèles opérationnels envisagés avant une extension progressive du programme à d’autres pays du continent. L’ambition est de contribuer à améliorer les liaisons intra-africaines, encore insuffisantes malgré les objectifs d’intégration économique portés par les États africains.
Réduire les obstacles au financement
À l’instar de nombreux pays africains, le Nigeria est confronté à des difficultés d’accès aux financements de long terme indispensables au développement de ses infrastructures et services aériens.
L’accord signé à Brazzaville vise précisément à lever ces contraintes grâce à un dispositif d’appui technique et financier coordonné par la BAD. L’institution entend notamment faciliter la mobilisation des investissements privés tout en renforçant les capacités institutionnelles du secteur afin d’accroître sa compétitivité et son attractivité.
L’ambition de faire de l’Afrique un hub mondial
Pour le ministre nigérian de l’Aviation, Tertus Keyamo, le développement du transport aérien constitue un levier majeur pour le rayonnement économique du continent.
« Nous mettrons tout en œuvre pour nous assurer que tout fonctionne (...). L’Afrique est équidistante de tous les points du monde. Nous sommes donc dans une position stratégique pour faire de l’Afrique le hub du monde », a-t-il déclaré.
À travers cette initiative, la BAD entend contribuer à la transformation durable de l’écosystème aérien africain afin de stimuler les échanges commerciaux, le tourisme, les investissements et la mobilité des populations à l’échelle continentale.