| Frappée par une vague de chaleur exceptionnelle, la Tunisie a enregistré près de 900 départs de feu en seulement trois jours. Si la majorité des incendies ont été maîtrisés, les secours restent mobilisés sur deux foyers majeurs avec l'appui de moyens aériens étrangers. |
La Tunisie fait face à une situation critique provoquée par une chaleur extrême. Entre le 20 et le 22 juillet, près de 900 incendies se sont déclarés à travers le pays, mettant à rude épreuve les équipes de secours. Malgré la maîtrise de la plupart des foyers, deux incendies majeurs demeurent actifs, notamment dans la région de Sakiet Sidi Youssef, au nord-ouest du pays.
Des températures exceptionnellement élevées
Selon l'Institut national de météorologie, les températures ont atteint mardi des niveaux compris entre 40 °C et 49 °C, soit des valeurs supérieures de 8 à 14 degrés aux normales saisonnières. Cette canicule exceptionnelle a favorisé la multiplication rapide des départs de feu sur plusieurs régions du territoire.
Une aide internationale en renfort
Face à l'ampleur de la situation, les autorités tunisiennes ont sollicité un appui international afin de renforcer les opérations de lutte contre les incendies.
« Nous avons sollicité l'aide internationale, et pour l'instant, un avion italien et deux avions algériens participent à l'extinction de l'incendie. À l'heure actuelle, nous ne pouvons pas affirmer que l'incendie est entièrement maîtrisé. Des progrès significatifs ont été réalisés dans l'extinction du feu, en particulier dans les zones où nous avons rencontré certaines difficultés ; la situation s'améliore, mais les flammes sont toujours présentes. Nous espérons que dans les prochaines heures, la situation s'améliorera, avec une baisse de la vitesse du vent et un recul des flammes sur tous les fronts », a déclaré Seif Eddine Dekhlaoui, colonel-major de la Protection civile.
Plus de 4 400 hectares déjà ravagés
D'après les médias locaux, citant le directeur général des forêts tunisiennes, environ 4 400 hectares de forêts ont été détruits par les flammes entre le 1er mai et le 23 juillet, contre 2 705 hectares sur la même période en 2025.
Les autorités attribuent principalement ces incendies à la négligence, à des actes criminels, ainsi qu'aux effets de la chaleur extrême, qui favorisent la propagation rapide des feux.
La mobilisation des secours se poursuit afin de contenir les derniers foyers actifs, alors que les autorités espèrent une amélioration des conditions météorologiques dans les prochaines heures pour faciliter les opérations d'extinction.
POUZE PATRICK