Face à la multiplication des épisodes de fortes chaleurs en France, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, plaide pour une réorganisation des examens scolaires afin de mieux protéger les élèves des températures extrêmes.

 

 

À la veille de l’épreuve de philosophie du baccalauréat, le ministre a déclaré, dimanche 14 juin, souhaiter qu’aucun examen ne soit désormais programmé l’après-midi. Une position motivée par les conditions climatiques de plus en plus difficiles observées lors des périodes d’examens.

« On ne peut plus se permettre d’avoir des épreuves qui se déroulent de 14 heures à 18 heures », a-t-il affirmé lors d’un entretien accordé à France Inter.

 

Selon lui, les épreuves organisées le matin offrent des conditions de travail plus favorables aux candidats. Il estime que la plage horaire comprise entre 8 heures et midi permet de limiter l’impact des fortes températures, notamment lorsque les salles ont été correctement aérées avant le début des examens.

 

Cette prise de position intervient alors que Météo-France annonce un nouvel épisode de chaleur intense pour la semaine prochaine, période marquée par le lancement des épreuves écrites du baccalauréat. Dans plusieurs régions du sud du pays, les températures devraient dépasser les 30 degrés Celsius, avec des pointes pouvant atteindre entre 33 et 36 degrés dans le Sud-Ouest.

 

Les prévisions évoquent également des nuits particulièrement chaudes dans certaines grandes villes. À Paris, les températures nocturnes pourraient avoisiner les 25 degrés en fin de semaine, compliquant davantage les conditions de repos des candidats.

 

À partir du lundi 15 juin, les élèves des filières générales et technologiques composeront exclusivement le matin pour les épreuves écrites du baccalauréat. Le Grand oral se déroulera quant à lui du 22 juin au 1er juillet.

 

Les candidats au brevet des collèges passeront leurs examens du 26 au 30 juin. Si la majorité des épreuves est programmée en matinée, certaines évaluations destinées aux candidats libres continueront toutefois à se tenir l’après-midi, notamment en sciences et en langue vivante étrangère.

 

Ce débat n’est pas nouveau. Lors du précédent épisode de chaleur enregistré en mai dernier, Édouard Geffray avait refusé de reporter les examens du baccalauréat professionnel, privilégiant des mesures d’adaptation telles que l’aération des salles de classe et le renforcement de l’hydratation des élèves.

 

Cette approche avait néanmoins suscité des critiques de la part de plusieurs organisations de parents d’élèves et de syndicats enseignants. Ces derniers dénoncent un manque d’anticipation face à des épisodes caniculaires devenus plus fréquents, ainsi que l’insuffisante adaptation de nombreux établissements scolaires aux nouvelles réalités climatiques.

 

Alors que le changement climatique impose de nouveaux défis aux systèmes éducatifs à travers le monde, la question de l’adaptation du calendrier scolaire et des conditions d’examen s’impose désormais comme un enjeu majeur en France. Les prochaines vagues de chaleur pourraient ainsi accélérer une réforme durable de l’organisation des épreuves nationales.