| Deux citoyens ghanéens ont demandé à la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête sur les violences visant les étrangers en Afrique du Sud. Ils dénoncent des attaques qu’ils estiment constitutives de crimes contre l’humanité. |
Deux ressortissants ghanéens ont déposé, le 15 juillet, une requête auprès de la Cour pénale internationale (CPI) afin de demander l’ouverture d’une enquête sur les violences perpétrées contre les étrangers en Afrique du Sud. L’information a été rapportée par Reuters.
Une plainte pour crimes contre l’humanité
Dans leur requête, les deux plaignants dénoncent un « schéma d’attaques généralisées et systématiques » visant les migrants. Selon eux, les actes commis à l’encontre des ressortissants étrangers pourraient relever de la qualification de crimes contre l’humanité.
Ils évoquent une série de violences comprenant des passages à tabac, des assassinats, ainsi que des pillages de commerces et d’habitations appartenant à des migrants.
Des milliers d'étrangers contraints de partir
Ces violences ont poussé de nombreux ressortissants étrangers à quitter l’Afrique du Sud pour regagner leur pays d’origine. Selon les données communiquées par plusieurs États, plus de 150 000 personnes auraient déjà quitté le territoire sud-africain.
Ces départs massifs commencent par ailleurs à entraîner des pénuries de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs de l’économie sud-africaine.
Pretoria rejette les accusations
Les autorités sud-africaines sont accusées de faire preuve d’inaction face aux violences menées par des groupes non officiels contre les étrangers.
Le gouvernement rejette toutefois ces critiques. Un responsable du ministère sud-africain des Affaires étrangères a qualifié la requête introduite devant la CPI d’« opportuniste », remettant en cause la démarche engagée par les deux ressortissants ghanéens.
POUZE PATRICK