Face à la hausse des infections, notamment en Grèce et en Italie, l'Organisation mondiale de la Santé appelle les pays européens à renforcer la surveillance des moustiques et les actions de prévention afin de limiter la propagation du virus.

 

L'OMS appelle à une vigilance renforcée

 

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d'alarme face à l'augmentation des cas de virus du Nil occidental en Europe. Si le risque pour la population demeure globalement faible, l'agence onusienne recommande aux États de renforcer la surveillance des moustiques ainsi que les campagnes de sensibilisation.

 

L'OMS invite également les personnes vivant dans les zones concernées ou s'y rendant à adopter des mesures de protection contre les piqûres de moustiques et à rester attentives aux éventuels symptômes d'une infection.

 

La Grèce et l'Italie parmi les pays les plus touchés

 

La Grèce enregistre actuellement la progression la plus importante, avec 21 cas confirmés au 22 juillet. La grande majorité des patients présentent une forme neuro-invasive de la maladie, notamment des encéphalites ou des méningites, tandis que treize personnes étaient encore hospitalisées.

 

En Italie, 21 cas ont également été recensés dans 17 zones distinctes. Des infections locales ont par ailleurs été signalées en Espagne, en Roumanie et en Macédoine du Nord.

 

Un virus favorisé par le réchauffement climatique

 

Le virus du Nil occidental est transmis par des moustiques infectés après s'être nourris sur des oiseaux porteurs du virus. Il circule principalement entre la fin du printemps et l'automne, avec un pic de transmission généralement observé entre les mois de juillet et de septembre.

 

À ce jour, aucun vaccin homologué pour l'être humain ni traitement antiviral spécifique n'est disponible. La prise en charge repose essentiellement sur le traitement des symptômes et une hospitalisation dans les formes les plus graves.

 

Pour le directeur régional de l'OMS pour l'Europe, Hans Henri P. Kluge, le virus n'est pas nouveau, mais les conditions favorisant sa propagation évoluent rapidement sous l'effet de températures plus élevées et d'étés plus longs, qui prolongent la période d'activité des moustiques.

 

Des gestes simples pour réduire les risques

 

Selon l'OMS, près de 80 % des personnes infectées ne développent aucun symptôme. Les autres peuvent présenter de la fièvre, des maux de tête, de la fatigue ou encore des douleurs musculaires. Dans les cas les plus graves, l'infection peut atteindre le système nerveux central et provoquer une méningite, une encéphalite, une paralysie ou un coma.

 

Pour limiter les risques de contamination, l'agence recommande de porter des vêtements couvrants, d'utiliser des répulsifs, d'installer des moustiquaires et d'éliminer les eaux stagnantes propices à la prolifération des moustiques.

 

Enfin, toute personne présentant une forte fièvre, une raideur de la nuque ou des symptômes neurologiques après une piqûre de moustique est invitée à consulter rapidement un professionnel de santé.

 

POUZE PATRICK