Dans son septième rapport sur l’intensification du conflit au Yémen, publié jeudi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de 7 173 victimes entre le 6 août et le 11 octobre. Parmi elles, 1 282 personnes ont perdu la vie, soit 17,9 % du total, et 5 891 ont été blessées.
La situation s’est nettement aggravée ces derniers jours. Entre le 3 et le 11 octobre, l’agence onusienne a dénombré 2 007 nouvelles victimes, dont 323 morts et 1 684 blessés. La moyenne quotidienne atteint ainsi environ 223 personnes tuées ou blessées, contre 114 lors de la période précédente, soit près du double.
Cette flambée de violence coïncide avec le lancement, au début du mois, de l’opération militaire « Aube du Yémen » par le gouvernement reconnu par la communauté internationale. Appuyée par une coalition emmenée par l’Arabie saoudite, l’offensive vise à reprendre les territoires aux mains des Houthis, Sanaa en tête.
Les combats se sont intensifiés sur plusieurs fronts, en particulier à Taëz, où les deux camps se disputent des positions stratégiques et des axes d’approvisionnement.
Le Yémen est en guerre depuis 2014, année où les Houthis ont pris Sanaa et forcé le gouvernement reconnu à quitter la capitale. La coalition dirigée par Riyad est intervenue militairement dès 2015 pour soutenir ce dernier.