Quelque huit millions d’électeurs zambiens sont appelés aux urnes ce jeudi pour élire leur président. Le chef de l’État sortant, Hakainde Hichilema, sollicite un second mandat dans un contexte marqué par les difficultés économiques et la hausse du coût de la vie. Les résultats sont attendus lundi.

 

Les Zambiens ont commencé à voter, jeudi, pour une élection présidentielle particulièrement suivie dans ce pays d’Afrique australe. Quelque huit millions d’électeurs doivent départager le président sortant Hakainde Hichilema et ses adversaires, alors que les préoccupations économiques occupent une place centrale dans le scrutin.

 

Avant même l’ouverture des bureaux de vote, des électeurs s’étaient rassemblés dans plusieurs quartiers de Lusaka. Malgré le froid matinal, certains ont tenu à être parmi les premiers à accomplir leur devoir civique.

 

Dans les bureaux, les agents électoraux ont procédé à l’installation des urnes, au contrôle des listes et aux derniers préparatifs nécessaires au déroulement du vote. Des observateurs de l’Union européenne ont également suivi les opérations dans la capitale.

 

Huit millions d’électeurs appelés à voter

 

La Zambie compte environ 22 millions d’habitants. Pour ce scrutin organisé sur une seule journée, quelque huit millions d’électeurs sont inscrits sur les listes électorales.

 

L’attention est principalement tournée vers la présidentielle. Hakainde Hichilema sollicite un second mandat à la tête du pays dans un environnement économique difficile, marqué notamment par la pression du coût de la vie. Son bilan économique figure ainsi parmi les principaux enjeux de l’élection.

 

À Lusaka, les électeurs mettent en avant leur devoir civique

 

Dans plusieurs bureaux de vote de la capitale, les premiers électeurs ont surtout insisté sur l’importance de participer au processus démocratique.

 

« Je suis tellement heureuse, et tellement reconnaissante de pouvoir exercer mon droit démocratique », a déclaré Belinda Katanga après avoir déposé son bulletin.

 

Mululu Chirwa s’est, de son côté, dit « fier » d’avoir accompli son devoir envers son pays.

 

Pour l’homme d’affaires Akapelwa Akapelwa, le choix effectué dans les urnes dépasse les préoccupations immédiates et engage l’avenir du pays.

 

« Nous votons pour l’avenir de notre pays, pour celui de nos enfants et pour la prospérité », a-t-il déclaré, évoquant le « soulagement » ressenti après son vote.

 

« Le vote est la seule voix dont je dispose »

 

À plus de 70 ans, Mathias Ngoma affirme avoir participé à toutes les élections auxquelles il a pu prendre part. Pour lui, le bulletin de vote demeure un moyen essentiel pour les citoyens de faire entendre leur choix.

 

Il considère ainsi le vote comme « la seule voix » dont il dispose et appelle ses compatriotes à se mobiliser, convaincu que chaque bulletin peut compter dans l’issue du scrutin.

 

Alors que les opérations de vote se poursuivent à travers le pays, les Zambiens devront désormais attendre les résultats annoncés pour lundi pour connaître l’issue de cette présidentielle dominée par les préoccupations économiques et le choix de l’avenir politique du pays.

 

POUZE PATRICK