Le chavirement d’un ferry public vétuste et surchargé a fait au moins 97 morts, dont une trentaine d’enfants, sur le lac Kariba. Un responsable local de l’Agence pour le développement des infrastructures rurales a été arrêté et poursuivi pour homicide involontaire.


La police zimbabwéenne a annoncé, mercredi, l’arrestation d’un responsable local à la suite du naufrage d’un ferry public survenu le 11 août sur le lac Kariba, à la frontière avec la Zambie. Le drame a coûté la vie à au moins 97 personnes.

 

Âgé de 49 ans, le suspect occupait le poste de coordinateur du district de Kariba au sein de l’Agence pour le développement des infrastructures rurales (RIDA). Inculpé d’homicide involontaire, il a déjà comparu devant un tribunal, selon un communiqué de la police.

 

Un ferry vétuste et surchargé

 

Le ferry transportait des passagers entre plusieurs communautés rurales lorsque celui-ci a chaviré par mauvais temps, dans les eaux agitées du lac Kariba.

 

Selon les autorités, l’embarcation, exploitée par la RIDA, disposait d’une capacité maximale de 90 passagers. Elle aurait toutefois été surchargée au moment du naufrage. Malgré son état vétuste, ce ferry constituait un moyen de transport essentiel pour les populations riveraines.

Au moins 30 enfants parmi les victimes

 

Les opérations de recherche ont permis de retrouver 97 corps, parmi lesquels ceux d’au moins 30 enfants âgés de moins de 10 ans. Soixante-dix-sept personnes ont également été secourues.

 

L’arrestation du responsable local intervient alors que les autorités cherchent à déterminer les responsabilités liées à la surcharge présumée du bateau et aux conditions dans lesquelles la traversée avait été autorisée.

 

Situé à cheval sur la frontière entre le Zimbabwe et la Zambie, le lac Kariba est considéré comme l’un des plus grands lacs artificiels du monde en volume. Ce nouveau drame relance les préoccupations concernant la sécurité du transport lacustre et l’état des embarcations utilisées par les communautés rurales.