Une semaine après l’effondrement d’un immeuble de 18 étages dans le quartier d’Eastleigh, à Nairobi, les opérations de recherche ont permis de retrouver une première victime. Seize personnes restent portées disparues, tandis que les familles attendent toujours des nouvelles de leurs proches.

 

Un premier corps a été découvert vendredi sous les décombres d’un immeuble de 18 étages qui s’est effondré une semaine plus tôt dans le quartier commercial d’Eastleigh, à Nairobi, au Kenya.

 

Il s’agit d’une femme dont le corps a été retrouvé gravement mutilé, après avoir été écrasé par les blocs de béton et les structures métalliques du bâtiment. Seize personnes sont toujours portées disparues.

 

Pour faciliter les opérations de recherche, les équipes de secours ont déployé des caméras thermiques afin de détecter d’éventuelles présences humaines sous les amas de gravats. En début de semaine, une équipe chinoise avait également mis à disposition des autorités un dispositif d’imagerie thermique, qui aurait permis de détecter deux personnes sous les décombres.

 

L’immeuble, encore en construction au moment du drame, s’était effondré vendredi dernier. Selon le gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, le chantier ne disposait pas des autorisations de construction requises. Il a également dénoncé l’exploitation illégale de locaux commerciaux aménagés au rez-de-chaussée et au sous-sol, rappelant que la réglementation impose une inspection préalable et la délivrance d’un certificat d’occupation avant toute utilisation des bâtiments.

 

Sur le site de la catastrophe, plusieurs familles continuent de camper dans l’espoir de retrouver leurs proches vivants. Toutefois, après l’expiration du délai critique de 72 heures généralement retenu dans les opérations de sauvetage, l’espoir s’amenuise chez certains proches des disparus, qui redoutent désormais une issue tragique.

 

Par ailleurs, aucun survivant n’a été extrait des décombres depuis samedi. Les quatre personnes secourues dans les premières heures de l’intervention avaient toutefois raconté les conditions difficiles dans lesquelles elles avaient passé plusieurs heures, piégées sous la structure effondrée.

 

Alors que les recherches se poursuivent, les familles des disparus restent suspendues aux interventions des secours, dans l’attente d’un éventuel nouveau signe de vie sous les décombres.